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Riadh Ben Ahmed : Une passion unique pour le bonsaï’
09-11-2007

Le Bonsaï, c’est l’art de créer des arbres miniatures en les cultivant dans des pots. Historiquement, les premiers bonsaïs furent découvert en Chine au 2ème et 3ème siècle. Les Chinois avait déjà à cette époque un goût très prononcé pour le jardinage raffiné et essayaient de reproduire dans leur jardin les magnifiques paysages qui les entouraient et que l’on peut encore admirer à l’heure actuelle.

Ainsi, on peut dire avec raison que les Chinois étaient les premiers architectes de jardins miniatures dans des pots. 
 Mais quelle idée saugrenue ! Pourquoi diriez vous les mettre en pot ? Le but était pour les médecins Chinois de cette époque d’avoir toujours sous les mains les écorces et les feuilles nécessaire à la préparation des médications.
La première parution du Bonsaï au Japon date de 1192. Elle a même été relatée dans la célèbre pièce « nô » qui  raconte l’histoire d’un pauvre homme qui n’avait que pour seule fortune trois bonsaïs….. L’art du Bonsaï s’est ensuite étendu au Japon vers le 12ème siècle et ce n’est qu’ en 1970 que l’occident fait connaissance avec cet arbre magique.
Arbre de la guérison et du bonheur, le bonsaï est désormais plus que du simple jardinage qui apporte à celui qui le cultive la spiritualité. C’est un art à part entière et on n’arrête pas d’apprendre et rares sont les maîtres en cette discipline.
L’arbre de la vie et du bonheur en Tunisie
En Tunisie, cet arbre fait déjà des racines sous notre éclatante lumière naturelle. Riadh Ben Ahmed, un professionnel passionné et imprégné de culture asiatique du nom a introduit depuis quelque temps des extraordinaires Bonsaï dont le plus ancien date depuis plus de 500 ans.   Il dit à ce sujet : « L’art du Bonsaï est une passion qui permet d’aborder de nombreuses disciplines comme la botanique, l’écologie, la pédagogie, la poterie… et de nombreuses techniques. Dans notre société actuelle où nous sommes toujours pressés, la pratique du bonsaï permet de se détendre, de prendre le temps d’observer et de retrouver la juste valeur des choses : les cycles des saisons et de la nature, le respect du temps nécessaire pour former un bon bonsaï. »
L’histoire d’une passion
L’aventure de Riadh a commencé lorsqu’il quitta la Tunisie à l’âge de 17 ans. Dans première destination a été l’Italie puis la Hollande et la Thaïlande. Il excellait dans l’art du public relation est s’est fait un nom dans le monde car il avait un art exceptionnel dans la communication et réussissait dans tous les marchés. Il a constitué une chaîne de restauration dans le monde à partir de la Thaïlande devenant ainsi un digne porte drapeau de la jeunesse tunisienne capable de s’illustrer à n’importe quel endroit du monde… Et puis un jour une autre porte s’ouvre à lui lorsqu’il achète une usine de bonsaï qui fermait ses portes en Chine.  Il a acheté pour deux milliards les bonsaïs deux fois et trois fois centenaire.
Face à son nouveau monde, il a commencé petit à petit à être fasciné devant des arbres hors du commun et devant cet art du bonsaï qui a été longtemps réservé aux classes privilégiées. Il se rappelle dans ce sens : « A l’époque, je ne connaissais pas les bonsaï comme je les connais aujourd’hui. Pour moi c’était inaccessible. Cette usine en faillite était pour moi l’occasion idéale. J’ai acheté le premier et puis tout s’est passé très vite. J’ai écris à des connaisseurs,  j’ai lu  les livres spécialisés, j’ai été dans les démonstrations internationales, j’ai connu les grands maîtres et des passionnés. Ceux-ci jalousent cet art qui le garde en secret sauf s’ils découvrent quelqu’un qui pourrait perpétuer cet art, et à ce moment précis qu’ils donnent confiance et  parrainent le nouveau « gardien ». Et puis les premiers achats en pépinière, le premier prélèvement en pleine nature, j’ai travaillé les bonsaïs avec une précision de chirurgien… ».
Lors de sa première exposition en Italie, 500 000 bonsaï ont été vendu en trois jours. Aujourd’hui, à peine 40 ans, avec son allure de véritable asiatique et ses cheveux raides couleur de jais tombant sur son fin visage,  Riadh les fabrique lui-même avec une équipe compétente et généreuse qui s’est formé autour de lui et à laquelle il a transformé cette passion.
Une demande grandissante en Tunisie
D’ailleurs ce qui le satisfait le c’est qu’ une demande se fait sentir en Tunisie autour du bonsaï et qui serait mieux placé que lui pour introduire cet art chez nous ?
 Lui qui a réussi également à se trouver une grande place au soleil, au pays du soleil levant. Dans son show room qu’il a organisé depuis quelques semaines à El Manar avant de repartir en Italie où il réside, qui ne s’est pas attardé émerveillé devant chaque arbre de sa collection personnelle ?
 La contemplation de la beauté de chaque bonsaï tout en sachant le travail effectué est source de fierté, de respect et de fascination. Chaque arbre est unique et incarne tout ce que la vie a de fragile et de magique !

Nadia Ayadi
 


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