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Il a chanté l'amour et nous avons fredonné avec lui ces airs qui ont
bercé nos joies et nos peines de cur. Il assignait qu'il suffisait d'un
regard, d'un aveu, d'une chanson pour comprendre l'amour, et on découvrait à
travers ses airs qu'il suffisait de ces riens pour s'épanouir.
Là où la chanson
est à la fois l'expansion dans le passé et la finitude, le sentiment heureux du
temps et son tragique, surgissait Marwen Khouri pour demeurer une belle brise
de romantisme et de sensibilité.
Ce grand musicien, compositeur et interprète libanais a su faire
raisonner ses émotions en écoutant son cur vibrant au moindre choc,
tressaillant à chaque bruit pour en faire ressortir les plus belles mélodies.TuniVISIONS
a saisi l'occasion de son énième passage en Tunisie afin de rencontrer pour
vous celui qui n'est plus un « guest » :
J'ai un projet de collaboration avec Hani Chaker
Je n'ai pas honte d'avoir accompagné Wael Kfouri comme musicien
TuniVISIONS : Il semble que la Tunisie est le pays que vous avez
visité le plus durant ces deux dernières années ?
Marouane Khouri : : J'aime bien ce beau pays où J'ai beaucoup d'amis
et un riche relationnel. Je sens que je suis apprécié à ma juste valeur et
c'est pour cela que je n'hésite pas à répondre favorablement à toutes les
sollicitations pour venir chanter en Tunisie.
T V : Même si il y a un risque d'usure tellement vos spectacles se
répètent à un rythme fréquent en Tunisie ?
M K : Je ne pense pas. Mes passages sont étudiés et se font dans des
endroits variés pour arriver à tout mon public dans n'importe quelle région du
pays.
T V : : En tant qu'artiste de qualité, cela ne vous gêne pas de
chanter dans les boites de nuit ?
M K : Non, je chante dans des
endroits respectables devant un public connaisseur.
T V : Votre cachet qui était très raisonnable en Tunisie commence à
grimper suite à cette forte demande dans notre pays ?
M K : Même si je ne veux pas parler des questions matérielles, je
dirais que mon cachet continue à être des plus raisonnables.L'argent n'est pas
une fin pour moi.
T V : Vous avez aussi un excellent relationnel avec beaucoup
d'artistes tunisiens. Après votre collaboration avec Saber, il a été question
de nombreux projets avec d'autres chanteurs ?
M K : Il y a d'énormes talents et les projets ne manquent pas dans
ce sens. J'espère qu'on concrétisera les meilleurs.
TV : Que vous composez pour d'autres stars de la chanson arabe alors
que vous chantez vous-même n'est-il pas source de gêne pour certains ?
M K : Moi, je ne vois pas de
problème car je me sens capable de faire la part des choses. Mais voilà, j'ai
remarqué que ça ne plaisait pas à certains. Mais ils sont libres de leurs
opinions.
T V : Cela ne plait surtout pas aux chanteurs?
M K : Oui, surtout lorsque je reprends sur scène des chansons que
j'ai composées pour d'autres et qui se sont révélées réussites.
T V : Vous trouvez que vous réussissez mieux en tant que
compositeur, musicien ou chanteur?
M K : : Je laisse au public
le soin de juger. Mais je pense d'un autre côté que je suis capable de
m'exprimer à travers toutes ces formes
d'expressions artistiques
T V : Vous avez composé de très belles chansons à des stars de la
chanson arabe. Mais sur l'ardoise, là où s'inscrivent ces noms où sont les
Egyptiens?
M K : Vous savez, c'est
difficile de faire chanter du libanais à un Egyptien comme c'est difficile pour
moi d'écrire en égyptien
Bref, l'équation est un peu complexe mais ça sera un
nouveau défi à relever puisqu'une éventuelle collaboration avec le grand Hani
Chaker est en vue.
T V : Parmi vos collaborations avec les autres artistes, c'est votre
duo avec Carole Smeha qui a le plus surpris, surtout que votre relation fut
teintée d'une certaine froideur
M K : Peut-être y avait-il
une certaine brouille entre nous, mais ce qui est sûr c'est que ce n'était pas
intentionné de part et d'autre. A vrai dire, après l'expérience qui nous a
réunis à travers « Etalaâ fia », chacun de nous a pris un chemin qui lui était
propre.
T V : Pourquoi ?
M K : Carole tendait à essayer de nouvelles choses et de fouiner un
peu dans un ailleurs dans le but de se renouveler. Quant à moi, le fait de me
présenter en tant que chanteur m'a aussi beaucoup appris. Toutefois, notre
amitié en ressort intacte et ornée par un duo qui a frayé les chroniques.
T V : Votre éventuelle collaboration avec Wael Kfouri n'est jamais allée jusqu'au bout.
Pourquoi ?
M K : Franchement, on pas eu l'occasion de concrétiser un tel
projet. Il m'a souvent demandé de lui composer une chanson mais ses demandes
restaient en suspens sans appel. Alors que pour avoir de bons résultats sur le
plan artistique et pour que ce projet de collaboration ait une suite
fructueuse, il va falloir que chacun mette du sien dans l'uvre et fasse preuve
d'enthousiasme pour que ça aboutisse.
T V : Certaines mauvaises langues disent que vous refusez de
composer pour celui que vous avez accompagné dans sa troupe en tant que
musicien ?
M K : C'est juste une histoire de synchronisation et ça n'a rien à
voir avec le fait que je l'aie l'accompagné dans son orchestre car je n'éprouve
aucune honte à avoir travaillé comme musicien, bien au contraire.
T V : Quel est votre plus beau souvenir en 2007 ?
M K : Il y a une certaine continuité à travers les temps, on ne peut
s'arrêter à un moment figé de notre
existence et dire que c'est indéniablement le plus important. La vie est une
grande aventure pleine de surprises. Toutefois, mon duo avec Carole Smeha, ma
programmation à l'Opéra du Caire et la
longue préparation de mon nouvel album sont sûrement les stations phares de l'année écoulée sur le plan
professionnel.
T V : Qu'espérez-vous le plus en cette nouvelle année ?
M K : Chaque année, on tend à ce que l'année d'après soit meilleure.
Peut-être que mon souhait le plus cher est que la situation générale de mon
pays s'améliore parce que même si on travaille et qu'on passe outre, il n'en
demeure pas moins que ceci nous affecte beaucoup et nous tourmente en tant que
citoyen. Je prie Dieu pour que le Liban aille mieux.
TV : Quels sont vos objectifs artistiques pour 2008 ?
M K : M'enraciner dans le paysage de la chanson afin de m'offrir une
place constante et présenter mon nouvel album « Ana wel Laïl » de la meilleure façon au public seront les axes
principaux de mes activités surtout que ce produit me présentera sous un autre
angle.
T V : Vous continuerez à écrire et à composer pour d'autres artistes
en 2008 ?
M K : Oui, je continuerais à le faire pour d'autres artistes.
D'ailleurs, j'ai plein de projets dans ce sens que vous découvrirez au fur et à
mesure pendant les prochains mois.
T V : Célibataire endurci,
artiste sensible et plein de ressources, est-ce que votre cur est prêt à se laisser conquérir durant cette nouvelle
année ?
M K : Oui certainement. D'ailleurs je suis prêt aujourd'hui plus que
jamais à tisser un petit nid d'amour. J'ai hâte de me poser, de fonder une
famille et d'avoir des enfants
mon célibat a duré trop longtemps et il est
vraiment temps pour moi de m'engager officiellement.nM. Maâloul
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