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Marwen Khouri: Il est temps pour moi de m'engager officiellement
26-01-2008

Il a chanté l'amour et nous avons fredonné avec lui ces airs qui ont bercé nos joies et nos peines de cœur. Il assignait qu'il suffisait d'un regard, d'un aveu, d'une chanson pour comprendre l'amour, et on découvrait à travers ses airs qu'il suffisait de ces riens pour s'épanouir.

Là où la chanson est à la fois l'expansion dans le passé et la finitude, le sentiment heureux du temps et son tragique, surgissait Marwen Khouri pour demeurer une belle brise de romantisme et de sensibilité.
Ce grand musicien, compositeur et interprète libanais a su faire raisonner ses émotions en écoutant son cœur vibrant au moindre choc, tressaillant à chaque bruit pour en faire ressortir les plus belles mélodies.TuniVISIONS a saisi l'occasion de son énième passage en Tunisie afin de rencontrer pour vous celui qui n'est plus un « guest » :
“J'ai un projet de collaboration avec Hani Chaker”
“Je n'ai pas honte d'avoir accompagné Wael Kfouri  comme musicien”
TuniVISIONS : Il semble que la Tunisie est le pays que vous avez visité le plus durant ces deux dernières années ?
Marouane Khouri : : J'aime bien ce beau pays où J'ai beaucoup d'amis et un riche relationnel. Je sens que je suis apprécié à ma juste valeur et c'est pour cela que je n'hésite pas à répondre favorablement à toutes les sollicitations pour venir chanter en Tunisie.
T V : Même si il y a un risque d'usure tellement vos spectacles se répètent à un rythme fréquent en Tunisie ?
M K : Je ne pense pas. Mes passages sont étudiés et se font dans des endroits variés pour arriver à tout mon public dans n'importe quelle région du pays.
T V : : En tant qu'artiste de qualité, cela ne vous gêne pas de chanter dans les boites de nuit ?
M K :  Non, je chante dans des endroits respectables devant un public connaisseur.
T V : Votre cachet qui était très raisonnable en Tunisie commence à grimper suite à cette forte demande dans notre pays ?
M K : Même si je ne veux pas parler des questions matérielles, je dirais que mon cachet continue à être des plus raisonnables.L'argent n'est pas une fin pour moi.
T V : Vous avez aussi un excellent relationnel avec beaucoup d'artistes tunisiens. Après votre collaboration avec Saber, il a été question de nombreux projets avec d'autres chanteurs ?
M K : Il y a d'énormes talents et les projets ne manquent pas dans ce sens. J'espère qu'on concrétisera les meilleurs.
TV : Que vous composez pour d'autres stars de la chanson arabe alors que vous chantez vous-même n'est-il pas source de gêne pour certains ?
M K :  Moi, je ne vois pas de problème car je me sens capable de faire la part des choses. Mais voilà, j'ai remarqué que ça ne plaisait pas à certains. Mais ils sont libres de leurs opinions.
T V : Cela ne plait surtout pas aux chanteurs?
M K : Oui, surtout lorsque je reprends sur scène des chansons que j'ai composées pour d'autres et qui se sont révélées réussites.
T V : Vous trouvez que vous réussissez mieux en tant que compositeur, musicien ou chanteur?
M K :  : Je laisse au public le soin de juger. Mais je pense d'un autre côté que je suis capable de m'exprimer à travers toutes  ces formes d'expressions artistiques
T V : Vous avez composé de très belles chansons à des stars de la chanson arabe. Mais sur l'ardoise, là où s'inscrivent ces noms où sont les Egyptiens?
M K :  Vous savez, c'est difficile de faire chanter du libanais à un Egyptien comme c'est difficile pour moi d'écrire en égyptien… Bref, l'équation est un peu complexe mais ça sera un nouveau défi à relever puisqu'une éventuelle collaboration avec le grand Hani Chaker est en vue.
T V : Parmi vos collaborations avec les autres artistes, c'est votre duo avec Carole Smeha qui a le plus surpris, surtout que votre relation fut teintée d'une certaine froideur…
M K :  Peut-être y avait-il une certaine brouille entre nous, mais ce qui est sûr c'est que ce n'était pas intentionné de part et d'autre. A vrai dire, après l'expérience qui nous a réunis à travers « Etalaâ fia », chacun de nous a pris un chemin qui lui était propre.
T V : Pourquoi ?
M K : Carole tendait à essayer de nouvelles choses et de fouiner un peu dans un ailleurs dans le but de se renouveler. Quant à moi, le fait de me présenter en tant que chanteur m'a aussi beaucoup appris. Toutefois, notre amitié en ressort intacte et ornée par un duo qui a frayé les chroniques.
T V : Votre éventuelle collaboration avec Wael  Kfouri n'est jamais allée jusqu'au bout. Pourquoi ?
M K : Franchement, on pas eu l'occasion de concrétiser un tel projet. Il m'a souvent demandé de lui composer une chanson mais ses demandes restaient en suspens sans appel. Alors que pour avoir de bons résultats sur le plan artistique et pour que ce projet de collaboration ait une suite fructueuse, il va falloir que chacun mette du sien dans l'œuvre et fasse preuve d'enthousiasme pour que ça aboutisse.
T V : Certaines mauvaises langues disent que vous refusez de composer pour celui que vous avez accompagné dans sa troupe en tant que musicien ?
M K : C'est juste une histoire de synchronisation et ça n'a rien à voir avec le fait que je l'aie l'accompagné dans son orchestre car je n'éprouve aucune honte à avoir travaillé comme musicien, bien au contraire.                                                                        
T V : Quel est votre plus beau souvenir en 2007 ?
M K : Il y a une certaine continuité à travers les temps, on ne peut s'arrêter  à un moment figé de notre existence et dire que c'est indéniablement le plus important. La vie est une grande aventure pleine de surprises. Toutefois, mon duo avec Carole Smeha, ma programmation à  l'Opéra du Caire et la longue préparation de mon nouvel album sont sûrement les stations phares de l'année écoulée sur le plan professionnel.
T V : Qu'espérez-vous le plus en cette nouvelle année ?
M K : Chaque année, on tend à ce que l'année d'après soit meilleure. Peut-être que mon souhait le plus cher est que la situation générale de mon pays s'améliore parce que même si on travaille et qu'on passe outre, il n'en demeure pas moins que ceci nous affecte beaucoup et nous tourmente en tant que citoyen. Je prie Dieu pour que le Liban aille mieux.
TV : Quels sont vos objectifs artistiques pour 2008 ?
M K : M'enraciner dans le paysage de la chanson afin de m'offrir une place constante et présenter mon nouvel album « Ana wel Laïl » de la meilleure façon au public seront les axes principaux de mes activités surtout que ce produit me présentera sous un autre angle.
T V : Vous continuerez à écrire et à composer pour d'autres artistes en 2008 ?
M K : Oui, je continuerais à le faire pour d'autres artistes. D'ailleurs, j'ai plein de projets dans ce sens que vous découvrirez au fur et à mesure pendant les prochains mois.
T V : Célibataire  endurci, artiste sensible et plein de ressources, est-ce que votre cœur est prêt  à se laisser conquérir durant cette nouvelle année ?
M K : Oui certainement. D'ailleurs je suis prêt aujourd'hui plus que jamais à tisser un petit nid d'amour. J'ai hâte de me poser, de fonder une famille et d'avoir des enfants… mon célibat a duré trop longtemps et il est vraiment temps pour moi de m'engager officiellement.nM. Maâloul

 


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