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Oman des mille et une merveillesOman, l'un des deux seuls et uniques
sultanats encore de ce monde (avec celui de Bruneï), j'en avais rêvé, je l'ai
visité, et depuis il me colle à la peau
! Et pour remercier la providence,
j'en fais découvrir les charmes à d'autres privilégiés avec qui je partage la
même langue et certainement la même passion
Une passion nommée Oman
Dégustez
et S.V.P. à dose modérée, vous allez friser l'overdose de méga-sensations
Fortins portugais, plages et mosquées admirables... A l'extrême
nord-est de la péninsule arabique, Oman vit des jours paisibles. Héritier d'un
empire qui contrôlait l'océan Indien, le sultanat cultive l'encens, la myrrhe
et une modernité sans excès
En ces termes, un journaliste-voyageur français a résumé le passé et
le présent d'un Oman qui se différencie des voisins proches et immédiats par
bien des particularités, dont une des majeures est l'hospitalité. Même Gonu n'a
pu en souffler le moindre iota. Le cyclone Gonu, les Omanais s'en souviennent encore,
et du 6 juin dernier, date de son passage sur Mascate et ses environs ne
demeure que le souvenir de ses dégâts, effacés en un temps record par un peuple
omanais volontaire et surtout fier
Oman n'en fut pas à son «premier agresseur », car dans le passé,
elle fut la cible privilégiée de bien des convoitises et de «hordes» de tous
horizons. La région d'Oman était connue à l'époque sumérienne sous le nom de
Magan
De Musandam à Salalah, via Mascate, Sour et autres coins féériques
Véritable oasis dans le désert, la capitale omanaise est bâtie au
milieu d'une plaine fertile entourée de rochers escarpés. C'est la plus petite
capitale au monde, et la plus chaude aussi, atteignant les 45 °C de mai à août.
Vue de la rade, cette ville offre un spectacle imposant, avec ses
murailles crénelées comme au Moyen-Age et le palais bleu et or du sultan
terminé en 1970 et considéré par les Omanais comme un symbole de la renaissance
du pays.
La capitale du sultanat d´Oman compte 600 mille habitants (avec le
port de Matrah), et s'étend au pied du djebel Hajar, sur le golfe d´Oman.
L'urbanisme est conforme aux traditions de l'architecture arabe : pas
d'immeubles hauts, pas de toits inclinés, rues propres, couleur sable ou
blanche des constructions.
Le vieux Mascate est aussi l'un des lieux de résidence du sultan
Qabous Bin Saïd. Son palais est bâti dans un style architectural contemporain
qui respecte le style islamique traditionnel. La résidence de Al Alam est
flanquée des forts de Jalali et Mirani, témoins majestueux du passé.
Parmi les attractions de la capitale historique qu'on visite
facilement à pied, on dénombre le musée d'histoire de Mascate (situé dans la
porte d'entrée de la ville), le musée d'Oman, le musée Bait Al Zubair et le
musée franco-omanais.
Mascate est le point de départ idéal pour les excursions dans les
vallées et les forts de l'intérieur, le long de la côte jusqu'à Sohar au nord
ou bien Sour et les sables de Wahiba plus au sud. Mascate s'étend sur plus de
soixante kilomètres de côtes. A ne pas rater lors de la visite de Mascate, la
grande mosquée du sultan Qabous, inaugurée en 2001. Il s'agit d'un édifice
imposant et très luxueux, financé entièrement par les fonds personnels du
sultan et d'une valeur estimée à 45 millions de dollars. L'extérieur est composé
de trois allées principales, de cinq minarets, de plusieurs cours d'ablutions
et de trois passages voûtés. La salle de prières pour les hommes est
monumentale ; elle s'articule autour du dôme et dispose de murs et piliers en
marbre de Carrare, de vitraux et de faïences de style perse. On remarquera le
magnifique dôme et le lustre dont les motifs se répètent, tel un miroir, dans
le tapis persan fait à la main par cinq cents tisserandes et recouvrant une
superficie de 4 263 m2.
La Bâtinah est la région côtière la plus peuplée et la plus fertile
du pays. Elle s'étire sur 300 km au pied des montagnes du Hajar occidental.
Cette plaine étroite (entre 1 et 5 km de largeur) constitue la voie naturelle
entre le littoral (golfe d'Oman), l'axe montagneux et les plateaux intérieurs à
la frontière avec les Émirats.
Au nord du pays, le djebel Akhdar, la «montagne verte», culminant à
3 020 m d'altitude est la partie centrale et la plus élevée des monts Hajar,
l'épine dorsale du pays. Elle sépare la Bâtinah (littéralement le « ventre »),
la plaine côtière qui borde les montagnes de la Dahirah (le « dos »), les
plateaux de l'intérieur.
La ville principale de l'arrière-pays est Nizwa, l'ancienne
capitale, située dans une grande oasis, à la rencontre des pistes des caravaniers
du nord et du sud. Il faut visiter les villages de montagne et les cultures en
terrasse (rosiers, arbres fruitiers, vignes).
Le désert occupe les deux tiers du territoire. Au fur et à mesure
qu'on s'éloigne des côtes vers l'intérieur, il change de couleur et de hauteur
passant des plaines où prédominent le blanc, puis le jaune et le rouge, aux
dunes qui peuvent atteindre les 300 m de hauteur.
À la lisière des sables de Wahiba, on trouve une poignée de marchés
bédouins, comme à Al Wasil et à Al Mintirib. Le Roub al-Khali, que l'on rejoint
plus aisément au départ de Salalah, demeure le plus vaste désert du monde,
impénétrable, mal connu et rarement traversé, sauf par quelques tribus
omanaises qui s'aventurent sur ses marges extrêmes.
Du point de vue administratif, la province occidentale du Dhofar
occupe les deux tiers du pays. La population se concentre dans la partie la
plus méridionale - en bordure de la mer d'Oman, à la frontière avec le Yémen -
dans une région qui jouxte la plaine littorale, les plateaux et une chaîne
montagneuse (les monts du Dhofar, hauteur maximale : 1 463 m dans le djebel
Samhan).
Le Dhofar est relativement peuplé grâce aux pluies estivales de fin
de mousson et à son climat chaud, mais humide. C'est ici que les habitants de
Mascate et des milliers de touristes d'autres contrées du Golfe viennent
trouver refuge pendant les mois caniculaires de l'été. La ville principale est
Salalah, dont le souk de l'encens est très réputé. Dans la région, outre la
tombe du prophète Job ( Sayyidna Ayoub), il y a lieu de visiter Mirbat,
l'ancienne capitale du Dhofar, la route vers le désert Roub al-Khali et la cité
perdue d'Oubar, les ruines de la cité-port du royaume de la reine de Saba, les
plages de Moughsail, et les wadis où pousse l'arbre à encens.
A l'extrême nord et entrecoupé du reste d'Oman par les Emirats
Arabes Unis, Moussandam et ses falaises taillées de gorges profondes du cap
rocheux , qui se jettent à pic dans les eaux turquoises d'Ormuz, dessinant un
paysage unique comparable aux fjords des latitudes plus extrêmes. Le point
culminant de cette chaîne montagneuse qui se prolonge dans l'arrière-pays est
le djebel el Harim haut de 1 700 m. Le célèbre et très surveillé détroit
d'Ormuz assure une situation stratégique dans le contrôle de la circulation à
l'entrée du golfe Persique. La découverte la plus spectaculaire de ce
promontoire reste la traversée en boutre depuis lequel on admire le rivage
déchiqueté en compagnie des dauphins et des cormorans.
Une alternative plus sportive est la pratique du cabotage dans les criques et les anses découpées dans la
roche. L'un des fjords les plus spectaculaires de la région est celui de Khor
al Sham que l'on remonte au départ de Khasab. La baignade, le snorkelling et la
visite de minuscules villages de pêcheurs sont les activités les plus prisées
des touristes.
Moussandam est sans doute le joyau le mieux gardé du sultanat
d'Oman. Il s'ouvre aujourd'hui au tourisme, avec ses plages nichées dans de
paisibles baies, ses eaux claires et ses fonds poissonneux, ses montagnes et sa
nature intacte. Pour ceux qui aiment les espaces naturels secrets et intacts,
la grande île d'Al Masirah et les cinq îles de Kuria Muria valent le
déplacement. Al Masirah est longue de 40 km, couverte de sable et habitée par
les membres de la tribu Janabah, qui vivent de la pêche. Fait rare : sur cette
île, aucun arbre ne pousse. Les îles de Kuria Muria combleront les plongeurs à
la recherche de fonds calcaires très poissonneux.
Les plus grands T.O. lorgnent sur Oman
Et si Oman est devenu l'une des destinations les plus privilégiées,
c'est que les dirigeants du Sultanat n'ont pas voulu avaler les étapes et
encore moins brusquer les autochtones
On a surtout voulu « administrer » le produit à doses
homéopathiques, et si chez certains voisins on na plus de logistique qu'il ne
faut mais pratiquement pas de variantes à offrir aux visiteurs, à Oman c'est
l'inverse, car il y a tellement à voir, qu'on en fait profiter les amis
. Et
c'est pour ça que du côté de Dubaï, on vend du local avec, comme cerise sur le
gâteau, du Oman. Mais Oman a pris le temps qu'il faut et depuis quelque temps
c'est ce qui se vend le mieux, dans le coin.
Noureddine Hamdi
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