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Oman
26-01-2008

Oman des mille et une merveillesOman, l'un des deux seuls et uniques sultanats encore de ce monde (avec celui de Bruneï), j'en avais rêvé, je l'ai visité, et depuis il me colle à la peau… ! Et pour remercier la providence, j'en fais découvrir les charmes à d'autres privilégiés avec qui je partage la même langue et certainement la même passion…

 

Une passion nommée Oman… Dégustez et S.V.P. à dose modérée, vous allez friser l'overdose de méga-sensations…

Fortins portugais, plages et mosquées admirables... A l'extrême nord-est de la péninsule arabique, Oman vit des jours paisibles. Héritier d'un empire qui contrôlait l'océan Indien, le sultanat cultive l'encens, la myrrhe et une modernité sans excès…

En ces termes, un journaliste-voyageur français a résumé le passé et le présent d'un Oman qui se différencie des voisins proches et immédiats par bien des particularités, dont une des majeures est l'hospitalité. Même Gonu n'a pu en souffler le moindre iota. Le cyclone Gonu, les Omanais s'en souviennent encore, et du 6 juin dernier, date de son passage sur Mascate et ses environs ne demeure que le souvenir de ses dégâts, effacés en un temps record par un peuple omanais volontaire et surtout fier…

Oman n'en fut pas à son «premier agresseur », car dans le passé, elle fut la cible privilégiée de bien des convoitises et de «hordes» de tous horizons. La région d'Oman était connue à l'époque sumérienne sous le nom de Magan

De Musandam à Salalah, via Mascate, Sour et autres coins féériques

Véritable oasis dans le désert, la capitale omanaise est bâtie au milieu d'une plaine fertile entourée de rochers escarpés. C'est la plus petite capitale au monde, et la plus chaude aussi, atteignant les 45 °C de mai à août.

Vue de la rade, cette ville offre un spectacle imposant, avec ses murailles crénelées comme au Moyen-Age et le palais bleu et or du sultan terminé en 1970 et considéré par les Omanais comme un symbole de la renaissance du pays.

La capitale du sultanat d´Oman compte 600 mille habitants (avec le port de Matrah), et s'étend au pied du djebel Hajar, sur le golfe d´Oman. L'urbanisme est conforme aux traditions de l'architecture arabe : pas d'immeubles hauts, pas de toits inclinés, rues propres, couleur sable ou blanche des constructions.

Le vieux Mascate est aussi l'un des lieux de résidence du sultan Qabous Bin Saïd. Son palais est bâti dans un style architectural contemporain qui respecte le style islamique traditionnel. La résidence de Al Alam est flanquée des forts de Jalali et Mirani, témoins majestueux du passé.

Parmi les attractions de la capitale historique qu'on visite facilement à pied, on dénombre le musée d'histoire de Mascate (situé dans la porte d'entrée de la ville), le musée d'Oman, le musée Bait Al Zubair et le musée franco-omanais.

Mascate est le point de départ idéal pour les excursions dans les vallées et les forts de l'intérieur, le long de la côte jusqu'à Sohar au nord ou bien Sour et les sables de Wahiba plus au sud. Mascate s'étend sur plus de soixante kilomètres de côtes. A ne pas rater lors de la visite de Mascate, la grande mosquée du sultan Qabous, inaugurée en 2001. Il s'agit d'un édifice imposant et très luxueux, financé entièrement par les fonds personnels du sultan et d'une valeur estimée à 45 millions de dollars. L'extérieur est composé de trois allées principales, de cinq minarets, de plusieurs cours d'ablutions et de trois passages voûtés. La salle de prières pour les hommes est monumentale ; elle s'articule autour du dôme et dispose de murs et piliers en marbre de Carrare, de vitraux et de faïences de style perse. On remarquera le magnifique dôme et le lustre dont les motifs se répètent, tel un miroir, dans le tapis persan fait à la main par cinq cents tisserandes et recouvrant une superficie de 4 263 m2.

La Bâtinah est la région côtière la plus peuplée et la plus fertile du pays. Elle s'étire sur 300 km au pied des montagnes du Hajar occidental. Cette plaine étroite (entre 1 et 5 km de largeur) constitue la voie naturelle entre le littoral (golfe d'Oman), l'axe montagneux et les plateaux intérieurs à la frontière avec les Émirats.

Au nord du pays, le djebel Akhdar, la «montagne verte», culminant à 3 020 m d'altitude est la partie centrale et la plus élevée des monts Hajar, l'épine dorsale du pays. Elle sépare la Bâtinah (littéralement le « ventre »), la plaine côtière qui borde les montagnes de la Dahirah (le « dos »), les plateaux de l'intérieur.

La ville principale de l'arrière-pays est Nizwa, l'ancienne capitale, située dans une grande oasis, à la rencontre des pistes des caravaniers du nord et du sud. Il faut visiter les villages de montagne et les cultures en terrasse (rosiers, arbres fruitiers, vignes).

Le désert occupe les deux tiers du territoire. Au fur et à mesure qu'on s'éloigne des côtes vers l'intérieur, il change de couleur et de hauteur passant des plaines où prédominent le blanc, puis le jaune et le rouge, aux dunes qui peuvent atteindre les 300 m de hauteur.

À la lisière des sables de Wahiba, on trouve une poignée de marchés bédouins, comme à Al Wasil et à Al Mintirib. Le Roub al-Khali, que l'on rejoint plus aisément au départ de Salalah, demeure le plus vaste désert du monde, impénétrable, mal connu et rarement traversé, sauf par quelques tribus omanaises qui s'aventurent sur ses marges extrêmes.

Du point de vue administratif, la province occidentale du Dhofar occupe les deux tiers du pays. La population se concentre dans la partie la plus méridionale - en bordure de la mer d'Oman, à la frontière avec le Yémen - dans une région qui jouxte la plaine littorale, les plateaux et une chaîne montagneuse (les monts du Dhofar, hauteur maximale : 1 463 m dans le djebel Samhan).

Le Dhofar est relativement peuplé grâce aux pluies estivales de fin de mousson et à son climat chaud, mais humide. C'est ici que les habitants de Mascate et des milliers de touristes d'autres contrées du Golfe viennent trouver refuge pendant les mois caniculaires de l'été. La ville principale est Salalah, dont le souk de l'encens est très réputé. Dans la région, outre la tombe du prophète Job ( Sayyidna Ayoub), il y a lieu de visiter Mirbat, l'ancienne capitale du Dhofar, la route vers le désert Roub al-Khali et la cité perdue d'Oubar, les ruines de la cité-port du royaume de la reine de Saba, les plages de Moughsail, et les wadis où pousse l'arbre à encens.
A l'extrême nord et entrecoupé du reste d'Oman par les Emirats Arabes Unis, Moussandam et ses falaises taillées de gorges profondes du cap rocheux , qui se jettent à pic dans les eaux turquoises d'Ormuz, dessinant un paysage unique comparable aux fjords des latitudes plus extrêmes. Le point culminant de cette chaîne montagneuse qui se prolonge dans l'arrière-pays est le djebel el Harim haut de 1 700 m. Le célèbre et très surveillé détroit d'Ormuz assure une situation stratégique dans le contrôle de la circulation à l'entrée du golfe Persique. La découverte la plus spectaculaire de ce promontoire reste la traversée en boutre depuis lequel on admire le rivage déchiqueté en compagnie des dauphins et des cormorans.
Une alternative plus sportive est la pratique du cabotage dans les criques et les anses découpées dans la roche. L'un des fjords les plus spectaculaires de la région est celui de Khor al Sham que l'on remonte au départ de Khasab. La baignade, le snorkelling et la visite de minuscules villages de pêcheurs sont les activités les plus prisées des touristes.
Moussandam est sans doute le joyau le mieux gardé du sultanat d'Oman. Il s'ouvre aujourd'hui au tourisme, avec ses plages nichées dans de paisibles baies, ses eaux claires et ses fonds poissonneux, ses montagnes et sa nature intacte. Pour ceux qui aiment les espaces naturels secrets et intacts, la grande île d'Al Masirah et les cinq îles de Kuria Muria valent le déplacement. Al Masirah est longue de 40 km, couverte de sable et habitée par les membres de la tribu Janabah, qui vivent de la pêche. Fait rare : sur cette île, aucun arbre ne pousse. Les îles de Kuria Muria combleront les plongeurs à la recherche de fonds calcaires très poissonneux.

Les plus grands T.O. lorgnent sur Oman

Et si Oman est devenu l'une des destinations les plus privilégiées, c'est que les dirigeants du Sultanat n'ont pas voulu avaler les étapes et encore moins brusquer les autochtones… On a surtout voulu  « administrer » le produit à doses homéopathiques, et si chez certains voisins on n’a plus de logistique qu'il ne faut mais pratiquement pas de variantes à offrir aux visiteurs, à Oman c'est l'inverse, car il y a tellement à voir, qu'on en fait profiter les amis…. Et c'est pour ça que du côté de Dubaï, on vend du local avec, comme cerise sur le gâteau, du Oman. Mais Oman a pris le temps qu'il faut et depuis quelque temps c'est ce qui se vend le mieux, dans le coin.

Noureddine Hamdi

 


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